Rouler en compétition historique, que ce soit en rallye, en course de côte, sur circuit ou en régularité, attire chaque année de nouveaux passionnés. Mais acheter une voiture de course historique ne ressemble pas à l’achat d’une voiture de collection classique. Une auto superbe peut se révéler inutilisable en course si ses papiers ne suivent pas. Voici ce qu’il faut savoir avant de se lancer.
VHC ou VHRS : deux façons de rouler
En France, les épreuves pour voitures anciennes se divisent en deux grandes familles :
- VHC (Véhicule Historique de Compétition) : c’est de la vraie compétition, où le chrono fait le classement. La voiture doit être conforme à sa configuration d’époque, telle que définie par sa fiche d’homologation, et le passeport technique historique est obligatoire. Pilote et copilote doivent être licenciés.
- VHRS (Véhicule Historique de Régularité Sportive) : on ne cherche pas à aller le plus vite possible, mais à respecter une moyenne imposée, choisie à l’engagement. Les exigences sont plus accessibles : licence ou titre de participation, casque homologué, vêtements couvrant bras et jambes, et un document de la voiture (passeport technique historique, laissez-passer FIA pour la régularité historique, ou passeport Classic). C’est souvent la meilleure porte d’entrée.

Le PTH, la carte d’identité de la voiture de course
Le Passeport Technique Historique (PTH), appelé HTP en anglais, est délivré par la FIA sur demande de la fédération nationale (la FFSA en France). Il décrit la voiture telle qu’elle doit être en course : sa période, ses spécifications, sa fiche d’homologation pour les modèles homologués, son arceau. Il existe aussi une version nationale de la FFSA, le PTHN, pour les épreuves nationales.
La demande est lourde : de nombreuses photos imposées (voiture complète, trains roulants, moteur, boîte, plancher, tableau de bord…), une photo d’époque de référence avec le nom de l’épreuve et sa date, la fiche d’homologation, un certificat d’arceau signé par une fédération ou la FIA. Le dossier est examiné par la FFSA puis par la FIA, et peut revenir pour corrections.
Point capital : la FIA le dit elle-même, le PTH n’est pas un certificat d’authenticité. Il atteste que la voiture est conforme pour courir, pas que son histoire est vraie. Une réplique bien construite peut avoir un PTH. C’est une bonne chose pour rouler, mais cela ne justifie pas le prix d’une voiture « ex-usine ».
Les périodes FIA : à quelle catégorie appartient votre voiture ?
L’Annexe K du Code sportif FIA classe les voitures historiques par périodes, désignées par des lettres. Pour les voitures de tourisme et GT homologuées, par exemple :
- E : 1947 à 1961
- F : 1962 à 1965
- G1 / G2 : 1966 à 1969 / 1970 à 1971
- H1 / H2 : 1972 à 1975 / 1976
- I : 1977 à 1981
- J1 / J2 : 1982 à 1985 / 1986 à 1990
La période détermine les plateaux auxquels la voiture peut participer et les adversaires qu’elle rencontrera. Pour une voiture homologuée, c’est l’extension la plus récente utilisée sur la fiche d’homologation qui fixe la période.

Avant d’acheter : la liste de contrôle
- Les papiers de compétition : PTH ou PTHN en cours de validité, fiche d’homologation authentifiée, certificat d’arceau. Une voiture sans PTH, c’est plusieurs mois de démarches et des frais avant la première course.
- L’historique : photos d’époque, résultats, articles de presse, anciens propriétaires. C’est ce qui fait la différence de valeur entre une vraie voiture de course et une réplique.
- La carte grise : pour les rallyes sur route ouverte, la voiture doit être immatriculée. Une carte grise collection est souvent la solution. Une voiture « circuit uniquement » n’a pas besoin d’être immatriculée, mais elle se transporte sur plateau.
- Les équipements de sécurité : harnais, réservoir de sécurité, extincteur et baquets ont des dates de validité. Vérifiez-les : leur remplacement peut représenter un budget important.
- La conformité : moteur, boîte, freins, suspensions et jantes doivent correspondre à la fiche d’homologation. Une pièce non conforme peut valoir un refus au contrôle technique de l’épreuve.
- L’objectif : rallye, course de côte, circuit ou régularité ? Une voiture parfaite pour le VHRS ne sera pas forcément compétitive en VHC.
Les grands rendez-vous
Le Tour Auto, organisé par Peter Auto, en est l’exemple le plus connu : il n’accepte que des modèles ayant couru le Tour de France automobile d’origine, entre 1951 et 1973. D’où l’intérêt des voitures au palmarès d’époque, comme la Jaguar MKII 3.8 au passé Tour Auto que HPA Motors a vendue.

Les voitures de course chez HPA Motors
HPA Motors propose régulièrement des voitures de course et de rallye historiques, authentiques ou répliques clairement identifiées comme telles. Parmi elles : l’Alpine A110 1600 SC Groupe 3 de 1974 (châssis 20367, ex-1600 SI, avec un historique rallye documenté), la BMW E21 Groupe 5 réplique, la Ferrari 308 Groupe 4, la Renault 5 Alpine Turbo Groupe F et la Lancia Delta Integrale Evo Groupe A réplique. Retrouvez toutes nos voitures de course dans la catégorie Voitures de course.
Vous voulez acheter ou vendre une voiture de course historique ? Contactez HPA Motors. Nous vous aidons à vérifier les papiers, l’historique et la conformité, et nous nous occupons des démarches de carte grise collection.
